"DANS LE PORT... on nous dit que
TOUT EST BON
"
POINT DE DEPART FERTIL
ADOUR
L'ACIERIE ATLANTIQUE LES
ELUS
INDUS
TRIELS
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POINT DE DEPART

En mai 2008, l'actualité économique de Bayonne est marquée par la mise en concurrence de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Bayonne avec le groupe Veolia, pour la gestion de la zone portuaire de Bayonne-Anglet-Boucau-Tarnos, désignée comme "le Port de Bayonne".

Son propriétaire, le Conseil Régional d'Aquitaine, communique sur son désir de favoriser son développement économique, à la lumière de son engagement pour le développement durable, en le précisant très clairement dans le dossier du concours, dans le paragraphe : "Principes généraux du contrat".

"Le délégataire s'engagera à prévenir toutes les atteintes à l'environnement que les activités portuaires sont susceptibles de produire, ou, à défaut, en limiter les conséquences".

Et insistera une nouvelle fois : "Le délégataire devra assurer l'information et la concertation des usagers, des riverains et des associations tant sur l'exploitation du port que sur le développement de celui-ci".

Voir ci-joint sa DESCRIPTION dans le délibération régionale du 25 juin 2007, page 25.

A partir de ce moment-là commence une investigation qui a principalement pour but de savoir si "les atteintes à l'environnement" font partie des informations déjà disponibles pour ces trois groupes :

- les "usagers", c'est à dire les industriels ;

- les "riverains", c'est à dire une population de l'ordre de 60.000 habitants directement concernés ;

- et enfin, "les associations", nombreuses à communiquer sur des manquements graves en terme de respect des normes environnemtales.

Elles ont pour nom le CADE, ZIPADOUR, IDEAL, ou ADALA.

Si l'industrie est "le poumon du Port" comme la présente l'autorité portuaire régionale, ces collectifs, eux, n'arrêtent pas de "tousser".

 

PREMIERE CONCLUSION

En septembre 2009, soit 16 mois plus tard, il apparaitra clairement que les données sur les atteintes à l'environnement, fournies par les industriels eux-mêmes, constituent l'essentiel de cette information, sans que ni l'organe officiel de contrôle, la DRIRE, ni la région Aquitaine n'effectuent de véritables campagnes de contre-mesures (inopinées, par exemple).

La communication des associations de défense de l'environnement, portant sur de fréquentes entorses avérées aux réglementations, se verra globalement peu relayée par la presse locale, et également peu considérée par les élus concernés (voire dénigrée au Boucau par le PS puis le PC qui gèrent la commune).

La dialectique qui se retrouve en opposition (développement économique contre exigence environnementale) n'est pas nouvelle, ni spécifique au Pays Basque.

Ici, une certitude nous est apparue clairement.

Elle bénéficie essentiellement au tissu industriel, avec l'accord tacite des élus.

UNE OPTION POUR L'AVENIR

Seule une structure de transmission en toute transparence des données réelles sur l'état des sols, des eaux, et des rejets atmosphériques dans le Port permettrait de répondre à la double exigence initiale de sa gestion.

Comment dimensionner les atteintes à l'environnement, si cette information n'existe nulle part, ou ne parvient que très tardivement aux intéressés ?

Comment assurer l'information des riverains, si la DRIRE s'en tient à communiquer ces données au seul Préfet ?

Qu'il n'existe aujourd'hui aucune antenne publique, voire, à minima, un SITE INTERNET consultable par tous les riverains, donne une autre "particularité" au Port de Bayonne, au-delà du nombre d'emplois créés, des investissements prévus, et de ses triples certifications de Qualité et Environnement (qui, pour rappel, ne concernent que sa méthodologie de chargements et déchargements de produits).

Mis en place depuis plusieurs années, le Secrétariat Permanent pour la Prévention des Pollutions Industrielles (S3PI) s'avère INOPERANT dans la transmission de ces informations, du fait de l'absence de salariés et d'une volonté politique trop conciliante avec le tissu industriel.

Désormais délégataire depuis le 1er janvier 2009, il serait également abusif de dire que la Chambre de Commerce et d'Industrie de Bayonne subisse la moindre pression de la Région Aquitaine pour remplir ces deux obligations de prise en charge des atteintes à l'environnement et d'information.

Deux exigences de départ qui ont, de toute façon, purement et simplement DISPARU de la convention finalement signée.