"DANS LE PORT... on nous dit que
TOUT EST BON
"
POINT DE DEPART FERTIL
ADOUR
L'ACIERIE ATLANTIQUE LES
ELUS
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BAYONNE PORT AVENIR
unis, forcément unis

Regroupant les 17 industriels et prestataires de la zone portuaire, l'association BAYONNE PORT AVENIR a pour objet d'apporter un élan commun au dynamisme économique du Port de Bayonne.

Avec, à sa tête, Philippe IVANDEKICS (directeur d'exploitation de l'usine chimique LBC de Tarnos), BPA est en relation permanente avec la Chambre de Commerce de Bayonne afin d'envisager d'utiliser au maximum les opportunités d'extension du domaine industriel.

Ils gardent en travers de la gorge l'abandon du projet d'implantation de l'usine de colles DERIVADOS FORESTALES, estimée trop polluante par les écologistes, rejoints par les élus.

A leurs yeux, certaines pratiques industrielles n'ont pas le droit d'être effectuées comme elles le sont (pompage de la nappe phréatique, rejets des eaux usées dans l'Adour)... sauf s'ils en obtiennent l'autorisation (Préfet/DRIRE).

Dans leur logique, le Port est "un outil de développement durable" dans la mesure où il limite les transports routiers, et propose des emplois sur le long terme.

Leur logo, redessiné en 2008, représente une grue, un navire et une usine, "sur un fond vert pour montrer que les industriels travaillent dans un respect minimum de l'environnement", précisera son Président.

HENRI CAPDEPUY
le "bon capitaine" du groupe

Henri CAPDEPUY a franchi les échelons depuis dessinateur jusqu'à directeur d'exploitation de FERTILADOUR au Boucau et de son autre site AGRIVA à Tarnos.

Durant les "années monazite", il n'est que chef de fabrication, mais intervient au sein du Comité d'entreprise comme "un bon capitaine" vis à vis des ses salariés (selon une description de la CRAMA), modèle paternaliste souriant.

Quand il lui faut prendre la responsabilité de répondre aux questions sur la monazite, c'est encore en "bon capitaine" qu'il prend le parti de nier la mise en danger des ouvriers et de protéger le groupe et les directeurs précédents.

La dangerosité de la radioactivité semble échapper totalement à sa culture, pas à ses réflexes de déni. Pour lui, la radioactivité, si elle est "naturelle", n'est pas dangereuse, sans que le parallèle avec une amanite phalloide, "naturelle" elle aussi, ne lui vienne à l'esprit.

Sa première réaction en 1997, quand le CADE révèle le scandale de FERTILADOUR, est une phrase toute faite, qu'il ressort depuis sans sourciller :

"Il faut à un moment faire preuve d'un peu d'objectivité, scientifique, et ne pas laisser la place à la suspicion, à la démagogie "

Sans préjuger de l'avenir du site boucalais, il estime aujourd'hui "qu'il n'est pas possible d'y faire un potager".

 

INAKI ARBERATS
produit maison

Natif de Bilbao, Iñaki ARBERATS a connu les chantiers navals du Gipuskoa et les ouvriers qui marchent sur des poutrelles au-dessus des poches d'acier en fusion.

Arrivé en tant que chef d'équipe à l'Aciérie de l'Atlantique de Tarnos, il en devient progressivement le directeur d'exploitation.

Apprécié par ses ouvriers, il traverse les divers rachats du site visant à posséder cette Aciérie.

Les problèmes de dégagements de fumées, il ne les niera jamais, ni devant la presse ni devant les associations qu'il reçoit régulièrement, espérant toujours qu'une solution puisse être apportée "le plus rapidement possible".

"Une usine qui ne pollue pas, c'est une usine qui est fermée", et "Nous ne produisons au bout du compte que ce que les consommateurs nous demandent de produire" sont les deux piliers de sa conception de l'industrie.

A mi chemin entre sa culture industrielle du Pays Basque sud, plus "réactive", et la pratique "à la française" (traduire : plus lente), il a longtemps estimé que son avenir était tout tracé à Bayonne.

En août 2009, malgré ses projets d'amélioration de l'usine en deux ans, il est "remercié" par sa direction.