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En 2000, un arrêté préfectoral impose l'excavation des terres les plus contaminées, à stocker sur place avant son évacuation vers l'Agence Nationale des Déchets Radioactifs (voir fiche ANDRA), et "gèle" le traitement de 10.000 m3 encore présents sur le terrain.

Le 26 avril 2008, le CADE choisit FERTILADOUR pour symboliser son "Tchernobyl Day".
Une première visite filmée sur les lieux en leur compagnie permet bien de constater que 400 m3 de terres très contaminées sont toujours stockés dans l'usine, sans aucune protection interdisant "par exemple" à un enfant de 10 ans d'aller y jouer un dimanche.

A l'extérieur des bâtiments, à l'air libre, une grande surface de terres reste caractérisée par une radioactivité trois fois supérieure au seuil maximal toléré.
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Lors d'un entretien filmé en septembre 2008 avec Mme ESPIAUBE, Maire du Boucau, et avec Jean DUBOURDIEU, Adjoint aux Finances, apparait ce leitmotiv commun à l'autorité portuaire régional, à la DRIRE d'Anglet et à l'industriel :
"Les terres contaminées ont été raclées, stockées et ont été évacuées, et tout a été dépollué ".
Confrontés aux images tournées quelques mois auparavant contredisant la "version officielle", les élus boucalais s'estimeront "abusés" par le silence de la DRIRE sur ce sujet.
Le lendemain, un entretien filmé avec le Directeur de l'usine, Henri CAPDEPUY, confirme le leitmotiv, sous une forme plus imagée : "il faut faire appel à un peu de sérieux scientifique, et arrêter de délirer".
La semaine suivante, les terres extérieures seront recouvertes prestement de cailloux et l'ANDRA confirmera que l'industriel a repris contact avec cet organisme pour évacuer les sacs stockés dans son usine.

Les 27 et 28 octobre 2008, une série d'articles paraitra sur le site internet du média basque eitb.com (et en retranscription papier sur le Journal du Pays Basque) sous le titre : "A FERTILADOUR, L'ACTIVITE CESSE, PAS LA RADIOACTIVITE". |
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C'est à ce moment-là que 373 des 390 bigs bags contenant les terres les plus contaminées quittent le site boucalais pour une destination jamais confirmée par le DRIRE de Pau, qui s'était pourtant engagé à communiquer le bordereau d'expédition exact (13 mois après, toujours rien).

C'est à la sortie de l'hiver que, le 2 mars 2009, on entend de nouveau parler de FERTILADOUR, mais de façon "positive" cette fois dans la presse locale, avec l'annonce par Mme ESPIAUBE de la création sur ces terrains d'une Zone d'Activités Commerciales, "créatrice de 250 emplois" avance la Maire.

Pas une ligne ou la moindre allusion à la contamination radioactive encore présente, le rappel de son existence valant aux associations environnementales d'être traitées de "menteurs" et de fossoyeurs d'emplois par le PS Boucalais.
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Le 9 avril 2009, la DRIRE du Port reçoit une nouvelle cartographie qui corrobore les affirmations des associations.

La radioactivité s'est répandue sur des périmètres autrefois neutres, du fait de mouvements de terres par l'industriel sur l'exploitation (malgré son interdiction formelle par le Préfet en 2000).
Le hasard faisant - souvent - bien les choses, ce sera pendant les congés du DRIRE, du 13 au 17 avril 2009, que débute une bruyante valse d'engins mécaniques.
Des zones trop contaminées sont extraites à la pelleteuse, puis re-déposées dans une autre zone de FERTILADOUR, avant qu'un rouleau compresseur n'y applatisse une nouvelle couche de graviers, puis de goudron. Confrontées aux images envoyées par Internet, le DRIRE d'Anglet ne répondra pas, tandis que son supérieur hiérarchique à Pau confiera "ne pas avoir de commentaires à faire".
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