"DANS LE PORT... on nous dit que
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L'USINE 'FERTILADOUR' du BOUCAU
une actualité permanente de pollution des sols

Ancienne structure industrielle destinée à du broyage d'engrais, et propriété du groupe Roullier (1er fabricant européen d'engrais chimique), le site du Boucau va diversifier sa production vers du broyage de minerais de 1973 à 1992.

Ce seront "les années monazite", du nom de cette terre rare, radioactive à l'état naturel, importée du Burundi et de Madagascar sous forme de "big bags" portant mention de sa radioactivité.

"Du sable de plage, rien de plus", entend-on à Fertiladour...

Son directeur actuel, Henri Capdepuy (chef de fabrication jusqu'en 1991), n'aura de cesse d'en minimiser la dangerosité "naturelle", mais plusieurs salariés témoigneront tout de même de cet ordre d'aller, "à la pointe du jour", enlever les étiquettes de précaution-radioactivité sur ces sacs, en gare de Bayonne.
Aucune modification sanitaire de la chaine de broyage ne sera prévue ni aménagée, constatera un technicien de la Prévention Accidents du Travail de la CRAMA, alors que cette opération démultiplie la radioactivité de la monazite bien au-delà des normes de l'époque.

Le 8 juin 1983, les dosimètres portables des ouvriers sont estimés "non indispensables" par le Médecin du Travail de l'usine (et salarié par elle), en infraction avec l'ARRETE du 19 avril 1968 qui en impose l'usage.

Des masques en papier seront les seules protections fournies aux ouvriers, déjà mis en danger par des risques de SILICOSE comme l'atteste le mémoire du Comité d'Entreprise de Fertiladour année après année (au moins six ouvriers en seront atteints).

La contamination par rayonnements ionisants est dès lors aggravée d'une contamination par inhalation et ingestion.

Il est probable que les proches et la famille des ouvriers aient également pu, dans ces conditions, être victimes de cette contamination, la procédure de confinement des tenues de travail n'ayant jamais existée dans cette usine.

En 1992, la production s'arrête, faute de demande suffisante : 55.000 tonnes de monazite auront été produites malgré tout dans cette période.

En 1997, c'est le CADE qui révèle l'atteinte environnementale encore présente sur une grande partie des terres de Fertiladour, et dénonce l'atteinte sur les salariés.

Une étude radiologique constate une contamination des sols 25 à 30 fois plus radioactifs que le seuil toléré, sans qu'aucune étude épidémiologique sur les salariés ne soit pratiquée.

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