"DANS LE PORT... on nous dit que
TOUT EST BON
"
POINT DE DEPART FERTIL
ADOUR
L'ACIERIE ATLANTIQUE LES
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LA REGION AQUITAINE
l'autorité "bienveillante"

Après avoir récupéré l'autorité portuaire à la suite de la loi de décentralisation de 2005, le Conseil Régional fera du Port de Bayonne un double symbole de son ambition politique : le renforcement économique, et le développement durable.

La gestion du dossier est entre les mains particulières de Jean-Louis CARRERE, Vice-Pdt chargé des Infrastructures.

Sur ce dossier, comme sur la Ligne à Grande Vitesse, sa pensée dogmatique se traduit par la nécessité de voir s'accroitre année après année les quantifiants économiques.

Une priorité pour la Région, complétée par la plaquette générale sur le "Développement Durable en Aquitaine", une jolie brochure en couleurs qu'il n'oublie jamais de glisser en annexe des conventions qu'il signe.

Il n'y a pas, "à sa connaissance", de problème particulier sur FERTILADOUR.

LA DELEGATION PORTUAIRE

Fonctionnaire d'Etat ayant rejoint la Région au moment de la décentralisation, Pascal AGOSTINI est en charge de la supervision des infrastructures du Port confiées au délégataire, la CCI de Bayonne
.

Depuis 2005, il n'y a pas eu non plus "à sa connaissance" de problèmes de pollutions particulières sur le Port.

 

 

LA VILLE DE BOUCAU
le double-langage "convergent"

La double connotation politique de la commune (communiste et socialiste) peut-elle expliquer en partie un discours à géométrie variable sur le dossier de l'usine FERTILADOUR située sur leur commune ?

Mme ESPIAUBE, Maire de Boucau, après avoir découvert avec consternation la pollution encore présente sur le site industriel en septembre 2008, lancera en mars 2009 son projet de Zone d'Activités Commerciales sur ces mêmes terrains, en conférant au mot "dépollution" la même définition que le responsable de la DRIRE :
" là c'est bon, là, c'est moins bon..."

Jean DUBOURDIEU, Adjoint aux Finances; signera début octobre une charge A BOULETS ROUGES contre les "écolos de tout poil" qui auraient empêché de "mettre en valeur ce site".

Côté socialistes, son chef de file, Christophe MARTIN, sera le seul élu à demander des explications par écrit au Préfet en avril 2009.

Interviewé en septembre 2008, il lui semblait pourtant à ce moment-là que cette usine ne contenait plus que "des sacs de ciment".

Josette DUHART, Adjointe socialiste à l'Environnement, interviendra sur une radio locale pour "désamorcer" la dénonciation du CADE en avril 2009.

Elle, à la différence des autres élus, a toujours su que FERTILADOUR était encore contaminé, pas par la radioactivité mais par "les toits en amiante de l'usine".

 

LA VILLE DE TARNOS
dans la mesure du possible

Sa tâche de Maire est de tenter de redonner une "autre image" de la commune, et, à son sens, la présence de l'Aciérie de l'Atlantique à Tarnos ne doit pas faire oublier les autres quartiers plus verts de la ville.

Sa démonstration d'un élu au plus près des inquiétudes des riverains d'ADA et prompt à en informer le Préfet des Landes sera mise à mal avec la vision des images de l'incident à l'aciérie du 22 juillet 2008.

L'amélioration du processus d'ADA est une bonne nouvelle pour lui aussi, au moment où il s'engage dans une autre aventure économique : l'installation d'un laminoir industriel en lieu et place de l'ancienne usine SOCADOUR.

Où, là, tout sera fait "dans la mesure du possible"...

LA DRIRE
tout est sous - son - contrôle

Organisme gouvernemental chargé notamment du contrôle et suivi des installations industrielles du Port, sa gestion en est assurée par Michel AMIEL.
Durant 16 mois d'investigations, il n'aura pas considéré que sa mission consistait à renseigner les journalistes. Ni à les rencontrer.

Sa devise n'a pas changé : "Attendons que le dossier soit bouclé par les services de l'Etat avant d'en parler".

Il partage avec Henri "FERTILADOUR" CAPDEPUY une même consternation devant les images des membres du CADE faisant des "sauts de cabri" sur les sacs de monazite. Et une même exaspération devant une "médiatisation pas toujours cohérente" sur ce dossier de l'usine boucalaise.

Depuis 2002, il termine chaque inspection bi-annuelle de FERTILADOUR par la mention suivante : "Pas d'observation particulière".

LE SPPPI (ou S3PI)
l'énigme continue

Le législateur a souhaité que soit créé, comme ici pour l'Estuaire de l'Adour, un Secrétariat Permanent de Prévention des Pollutions Industrielles.

Dans le cas du Port de Bayonne, cette structure à présidence tournante est placée sous la responsabilité depuis octobre 2008 de Georges DAUBAGNA, Adjoint Verts à l'Environnement d'Anglet.

Ce S3PI a pour vocation de réunir les représentants de l'Etat et de la Région, les usagers industriels du Port, ainsi que les associations mandatées comme le CADE, ZIPADOUR, IDEAL, etc...

Et d'évoquer les difficultés rencontrées par les uns et les autres.

Comme le rappellent de nombreux compte-rendus trouvés sur Internet, "c'est un organisme de discussion, pas de police".

Chargé de transmettre en toute transparence les informations notamment environnementales du Port, le site Internet du S3PI n'est pas à jour depuis plus d'un an, et les transmissions de compte-rendus de réunions (notamment celles, en septembre 2009, sur FERTILADOUR) sont restées de vaines promesses.

La nomination d'un élu Verts à sa tête a semblé une bonne nouvelle aux associations qui s'y rendent régulièrement.

Dans les faits, le même élu, placé cette fois au sein de sa majorité municipale d'Anglet, en octobre 2009, défendra l'extension de l'activité du groupe de FERTILADOUR vers la commune de Tarnos... sans jamais MENTIONNER le passé aussi sulfureux que radioactif du site boucalais...

Structure uniquement bénévole doté d'un très faible budget, sa réelle utilité devra sans doute passer par une volonté politique nouvelle.

Pas forcément une priorité pour les industriels du Port, qui ne cessent de parler en termes élogieux de cette structure...