"DANS LE PORT... on nous dit que
TOUT EST BON
"
POINT DE DEPART FERTIL
ADOUR
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L'ACIERIE DE L'ATLANTIQUE (ADA)
ou une réalité occultée par beaucoup de fumées...

Implantée depuis 1996 dans le Port de Bayonne, l'Aciérie de l'Atlantique (ADA) de Tarnos est systématiquement décrite en termes d'emplois directs créés, ou sous le rappel qu'elle est le premier client en Aquitaine d'EDF, selon les TERMES habituellement choisis par la Chambre de Commerce et d'Industrie de Bayonne.

En mai 2008, ce grand four électrique de fusion de ferrailles amenées par bateaux ne semble plus être cette usine gigantesque qui a longtemps inquiété autant les syndicats que les riverains.

De nombreuses améliorations sur les conditions de travail semblent avoir été apportées, et, bon gré mal gré, beaucoup de riverains semblent accepter que le panache blanc qui s'en dégage soit de l'eau, "pas rassurant à la vue mais ne présentant aucun problème pour l'environnement" selon les affirmations filmées de son directeur, Iñaki ARBERATS en octobre 2008.

Un point de vue que, localement, un certain nombre d'associations de défense de l'environnement ne partage absolument pas.

Depuis des années, elles ne cessent de quémander une copie préfectorale des mesures exactes des dégagements de fumées dans l'atmosphère, non pas à la sortie du four comme c'est prévu, mais près des bardages de l'usine, d'où sort une quantité impressionnante de rejets.

Car officiellement, le fonctionnement d'ADA resterait conforme à sa description initiale : 98% des fumées seraient aspirées et traitées à la sortie du four, et il est vrai que les mesures officielles supervisées par le DRIRE d'Anglet ne démontrent pas de pollution excessive.

 

C'est sous la pression des riverains qu'une demande de mesures complémentaires est sollicitée auprès de l'AIRAQ par la mairie du BOUCAU.

Là où le DRIRE fixait longtemps à l'avance le jour de ses contrôles en accord avec l'industriel, ces mesures inopinées font tout à coup apparaître des niveaux anormalement élevés de rejets atmosphériques de METAUX LOURDS : plomb, cadmium, manganèse, arsenic.

L'association ZIPADOUR porte donc plainte contre X, ce qui oblige l'industriel à accepter une étude sur les risques sanitaires réels générés par ADA.

Il faudra attendre 2006 pour que ces risques soient confirmés comme officiellement avérés, et ainsi obliger l'industriel à modifier son aspiration de fumées.

Cette étude permettera aussi d'officialiser de longues périodes où les testeurs de rejets étaient inertes (brûlés ou défectueux), ainsi que de douter objectivement de la pertinence de leurs positionnements (toujours fixés en fonction du rejet du four, et pas des bardages de l'usine).

Le paradoxe de cette aciérie reside par ailleurs dans l'attitude du Directeur d'exploitation, qui n'a jamais fermé sa porte aux associations, leur confiant même parfois ses propres mesures.

Selon l'axiome que "une usine qui ne pollue pas, c'est une usine fermée", la culture d'entreprise d'ADA resterait orientée vers une amélioration progressive de ses process industriels, sans que les riverains en soient pleinement convaincus.

Un incident spectaculaire le 22 juillet 2008 permettra de mieux comprendre ce paradoxe.

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