Blog Ramuntxo Yallah

Un ressenti, ici, du côté de Bayonne, à partager tranquillement

DES NUAGES ET DE LA PLUIE, “DES REGRETS”, et une prière

Written By: Ramuntxo Yallah - oct• 07•13

C’est difficile à expliquer“, intervient à un moment donné l’enquêteur du film Les jeux des nuages et de la pluie, de Benjamin de Lajarte, sorti en janvier 2013.

Il avait donné lieu à une supposition, sur ce blog. Celui de l’existence d’un film inclassable, et peut-être, “magique“.
Lire ici : “LES JEUX DES NUAGES ET DE LA PLUIE”, ET UNE QUESTION QUI FACHERA

Pour l’avoir vu sur une plateforme de visionnement par streaming, faute de mieux pour l’instant, il m’est possible de le confirmer. Ce film l’est, magique, et sans aucun doute, il est plus que cela.

La première réalisation de ce nouveau venu dans le 7ème art est une réelle merveille, qui brouille les pistes habituelles de narration du cinéma, et nous entraîne dans un rêve de hasards, de furies et d’amour(s), dont le charme ne s’estompera pas de si tôt.
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“AU POLO, ON AVAIT ENTENDU DIRE QU’IL Y AVAIT EU UN CAMP” [Flux#7]

Written By: Ramuntxo Yallah - sept• 28•13

Sans doute un simple regard vers le public permettait le 26 juin dernier de prendre conscience de l’évènement. Trois cents personnes rassemblées dans la salle de spectacle de la MVC du Polo Beyris, dans l’attente d’un recouvrement de mémoire collective, sans que ce quartier de Bayonne n’en porte les signes extérieurs visibles. Seuls quelques prospectus trouvés en ville et un article de presse locale avaient signalé la tenue de soirées-rencontres, à l’occasion du 50ème anniversaire de cette Maison de la Vie Citoyenne.

Jusqu’alors, quelques personnes associaient encore  le nom du “quartier du Polo” à ces huit hectares du spéculateur Etienne Balsan, destinés à satisfaire au début des années 20 la clientèle aristocratique passionnée de ce sport équestre. Mais ce jour-là, ce n’était pas les descendants du Duc de Windsor ou du Roi d’Espagne qui s’étaient pressés pour assister à la conférence, la 3ème de l’année 2013, avec, à chaque fois, une salle comble. Non…

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CES FEUX DU PERTHUS QUI BRÛLENT ENCORE [Flux#7 - Polo Beyris]

Written By: Ramuntxo Yallah - sept• 27•13

La Retirada, ça marque un enfant de quatre ans et demi. Mais quand un enfant reste à côté de ses parents, cela se passe toujours mieux“. Mercedes a connu dans sa chair l’exil tragique des Républicains espagnols à travers les Pyrénées catalanes, à partir du 24 janvier 1939. Depuis, elle n’a pas quitté la main de son père, Alvarro de Orriols, artiste et homme de théâtre engagé, condamné à mort par Franco.

Quand, deux ans auparavant, Paris organise son Exposition Internationale de 1937, est passé commande d’un tableau à Picasso (ce sera son monumental Guernica) et également une pièce de théâtre à Alvaro de Orriols, qui y fera deux salles combles.

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L’HOMME SUR LES PLANCHES, ET UN CRI [Flux#7]

Written By: Ramuntxo Yallah - sept• 26•13

Jean-Marie Broucaret égrène doucement le feuillet devant lui.

Dans ce programme de présentation de la prochaine biennale des TRANSLATINES, du 13 au 19 octobre, il n’y lit que des certitudes. Les siennes et celles de son équipe du Théâtre des Chimères. Toujours les mêmes, à l’œuvre depuis 1981. La vie portée à bout de bras, fortement tendus vers l’autre, là-bas et ici.

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LOS BANDIDOS EN MODE TRANSE LATINE [Flux#7]

Written By: Ramuntxo Yallah - sept• 25•13

Il pose sa guitare sur sa cuisse. Ajuste la position du micro. Cherche le contact entre ses doigts et les cordes de nylon. Tony Putaggio a pris place dans le jardin du Cloître, près de son acolyte Johan Blanchard, avec qui il forme le duo Los Bandidos.

Il respire, souffle un peu trop fort, son ami le regarde, pas totalement rassuré. Leur set durera une trentaine de minutes, et ce n’est pas ce qui les inquiète, tant ils l’ont joué des bonnes centaines de fois en un an de concerts dans la rue. Tony ferme les yeux, cache un rictus de douleur. Sa tête ne le lâche pas, une migraine à souhaiter être dynamité pour qu’on en finisse. Ne rien laisser paraitre. Attaquer les premières notes. Dérouler ces sept compositions qu’ils ont patiemment rêvées, puis travaillées, ne cédant pas à la facilité de reprises connues.

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TEMPS D’AIMER 2013 : AMA LUR

Written By: Ramuntxo Yallah - sept• 23•13

Il ne faudrait pas y voir de symbole. Juste des retrouvailles chaleureuses, émues, fraternelles. La rencontre cette année de ceux qui bâtirent la 1ère édition du Temps d’Aimer, il y a 23 ans. Et ce pendant près de dix ans par la suite.

 Jakes Abeberry, Président de Biarritz Culture, et Victor Ullate, chorégraphe de Zaragoza, danseur des ballets du XXème siècle de Maurice Béjart, rejoint par Eduardo Lao, fils de Grenade, désormais directeur artistique du ballet Victor Ullate de Madrid.

Les deux premiers savent ce qu’ils se doivent l’un à l’autre. Quand Jakes put nourrir son envie de festival de danse néo-classique par l’appui et les connaissances de Victor. Quand Victor comprit que sa reconnaissance en dehors de l’Espagne bénéficierait d’une exposition assurée à Biarritz.

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TEMPS D’AIMER 2013 : L’UN DANS L’AUTRE (Hervé Koubi)

Written By: Ramuntxo Yallah - sept• 23•13

 

Réunir ses deux visages opposés. Ce gamin, Hervé, qui porte un prénom d’origine bretonne dans son village natal du sud-est de la France. Titulaire d’un doctorat en pharmacie, pharmacien biologiste. Et ce jeune homme, au patronyme de Koubi, “le nom du père”, qu’il plaçait intérieurement comme une influence orientale enfouie, aussi profondément que les ombres de la caverne de Platon, mais banale du côté de Cagnes, où il a grandi.

Parler de la famille d’Hervé Koubi, de son enfance, ne nous éloigne pas de sa présence ce mardi soir au Temps d’Aimer. Il hésite. “Chorégraphe ? Je préférai auteur, cela me semble mieux”, explique celui qui est venu à la danse assez tardivement, “ce n’est pas un problème pour un garçon”.

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CARNETS PHOTOGRAPHIQUES DE STEPHANE BELLOCQ (DANS SA CHAMBRE)

Written By: Ramuntxo Yallah - sept• 03•13

Stéphane Bellocq n’a pas grandi. Cette réponse s’est imposée à lui, instinctivement, sans même y avoir réfléchi. Une évidence.

Stopper le mouvement de ceux qui décident pour vous, de ceux qui parlent de nouveaux mondes, les hommes du sérieux et des pensées aveuglées par des urgences qu’il ne partage pas. Sans doute un arbre, devant lui, a pu suffire à le convaincre.

Bloquer le mouvement. Fixer l’instant. Entendre le “Clic” de son appareil photo. Ne plus respirer. Et entasser des moments comme on remplit un tiroir de sa chambre d’objets personnels, qui ne regardent personne sinon soi-même.

Il attend, et scrute un fragment du monde qui tiendra lieu du monde à lui seul. Ses photographies disent “On ne sait jamais“.

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