NE PAS VIVRE SANS LIBERTE, NE PAS ECRIRE SANS PEUR (Une interrogation, et quelques livres)

Des fleurs tombaient sur sa tête, tandis que des larmes coulaient de ses joues sur sa chemise blanche“.

Entendue dans un film ce soir, sans être tout à fait certain qu’elle ait réellement été prononcée, cette phrase m’a ramené vers une interrogation posée il y a quelques semaines par mes deux petits gars, à l’occasion d’un devoir de français : la souffrance est-elle nécessaire au poète ?

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LES MOTS POUR NE PAS LE DIRE, NE PAS L’ECRIRE, NE PAS LE LIRE

Plus un mot sur ce blog depuis le 24 mai dernier… Il y a donc tout juste deux mois. Ou deux “moi”, devrais-je accepter d’écrire aujourd’hui.

J’ai retrouvé les archives d’actualité de ce jour-là, pour tenter de comprendre cet état inhabituel de mutisme.

Un homme en chaise roulante qui met un coup de couteau à quelqu’un qui ne lui revient (vraiment) pas dans le centre commercial de Bobigny ; Christian Clavier qui annonce un “Visiteurs 3” ; l’accueil catastrophique du nouveau James Gray à Cannes ? Faudra donc chercher ailleurs.

 

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“OUI MONSIEUR”, MON ONCLE D’AMERIQUE [Mon prochain doc]

L’anecdote qui suit est un raccourci rapide mais sans doute suffisant pour aborder cette histoire, et présenter mon désir de la raconter.

La scène se passe fin 2008 au sujet du Jockey Club Restaurant, l’un des établissements les plus courus de Washington, où s’y est pressé depuis son ouverture au début des années 60 tout ce que le Congrès américain a connu de politiciens célèbres (avec ses Présidents successifs) et de célébrités d’Hollywood de passage dans la capitale américaine.

Fermé depuis 2001, Internet bruissait donc d’une réouverture possible de ce restaurant mythique, que confirme l’envoi massif de mails présentant la nouvelle carte au menu.

A 32$ la Dover Sole (une spécialité historique du lieu), un internaute interroge par retour de mail : “Are you sure the Dover Sole is fresh?”

La réponse intervient immédiatement : “Oui, Monsieur”, en français dans le texte, apportant ainsi la meilleure réponse possible au doute exprimé : “The french maitre d’hotel of legend Martin Garbisu is back”, une information reprise plus tard par le Washington Post qui couchera noir sur blanc son enthousiasme pour le retour du beloved bonhomme.

Qui, accessoirement (et je remonte fièrement les épaules), est mon oncle, Tonton Martin, mon otto, parti à ses 20 ans tenter sa chance aux Etats Unis, comme beaucoup d’autres paysans basques.

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L’ANUS DIVIN, ET LES SEINS DE MA COIFFEUSE

Ne pas laisser le moindre doute quant à l’intention de parjure de cet article : quelle ampleur l’homophobie d’une (bonne) partie de l’Eglise aurait-elle prise, si le Christ n’avait pas été crucifié, mais empalé !

Ceci posé comme une pâquerette sur le chemin guilleret vers le bûcher de l’Inquisition, les évènements récents liés au débat sur le mariage homosexuel ont rassemblé tant d’opposants sur le macadam qu’il est impossible de ne pas ressentir un vent glacial dans ce sens de la vie qui nous informe sur notre civilisation.

Quasiment autant de manifestants dans une position que dans l’autre (se renvoyant quelque peu “cul à cul”), et un pouvoir politique qui livre un tracé un peu zigzaguant, mais finalement lisible : celui de ne ne pas laisser aux tenants d’une Religion “naturelle” le droit de nous maintenir dans un combat d’arrière-garde.

Où les voies du Seigneur devraient rester impénétrables, surtout celle qu’aucune représentation (de dos) du Vieux Divin n’a permis de mettre en lumière.

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