Placebo&Franck Black – #Where is my mind [Dans le casque]

Brian Molko qui trouve le ton juste, et la bonne attitude, dans cet exercice de cover, ce qui n’est pas toujours le cas pour le leader de Placebo (de ses tentatives sans intérêt sur le Daddy Cool de Boney M à ses singeries sur les reprises de The Cure)

Avec l’immense Franck Black à ses côtés, et son électrisant Where is my Mind, l’alchimie fonctionne parfaitement.

Trop, même, puisqu’une seule écoute de ce morceau n’est pas suffisante, et que l’on sait dès la 1ère fois que l’on court le risque de le ré-écouter, en boucle, longtemps.

Et que tout rendez-vous fixé, chez le dentiste ou le coiffeur, va devenir dérisoire…

Il est juste temps de contredire Maïakovski qui essaya de nous convaincre que “Le plaisir est une affaire d’après-demain, le travail est une affaire d’aujourd’hui”.

Non… Loud, loud ! Where is my Mind… !

ET JAKES DUT FAIRE FACE A LA SALLE QUI L’APPLAUDISSAIT DEBOUT [Bonheur]

Il s’était discrètement installé au fond de la salle du cinéma du Royal à Biarritz, une demie-heure avant l’heure annoncée de la projection du doc qui lui est consacré.

Nous l’avions cherché partout, mais lui avait décidé de se mettre un peu à l’écart, tendu par cette émotion que ses proches ont ressentie, depuis quelques jours. Et m’avaient relatée.

A la fin de la projection de SUR LES PAS DE JAKES, cette salle pleine a rendu l’hommage que mérite cet homme, plongé dans l’Histoire d’un Pays Basque dont il a rêvé depuis au moins 50 ans.

Applaudissements nourris dans l’obscurité durant le générique (pour moi, pour moi, pour moi !!! Encore !!!), et puis, quand les lumières se sont rallumées, tous ces spectateurs qui ont l’attitude bouleversante qui s’imposait : debouts à applaudir Jakes, tournés vers lui, qui ne parvenait plus à se lever, et ne pouvait plus discrètement essuyer ses yeux humides…

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MARK HOLLIS, UNE MAUVAISE HERBE SUBLIME [Regarde les Hommes Tomber #10]

Je voudrais bien vous faire écouter la musique de Mark Hollis, que vous situez peut-être comme le leader du groupe Talk Talk, que lui, par contre, vous n’avez plus envie d’écouter.

Dans ces concerts intimes sans autre spectateur que ma pomme, plongé dans des nuits sans sommeil régulier, Mark Hollis tient une place toute particulière, autant par son talent, qui n’est guère contestable, que par sa propre histoire. Celle d’un refus de dévier de sa route artistique, en prenant conscience qu’elle s’éloignerait de la voie du succès qu’il aurait pu ne jamais quitter.

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CHET BAKER, POUR DOUTER DE LA SANTE MENTALE DES DIEUX [Regarde les Hommes Tomber #9]

Il me faut en préambule déclarer ceci : évoquer Chet Baker ne signifie pas que l’on soit au fond du seau, ni du trou.

Un raccourci ahurissant qui giclerait dans le cerveau reptilien de gens à qui je n’ai pas envie de parler. Et encore moins de croiser, une seule discussion avec cette engeance à petites mains présentant le double risque de vous faire mourir d’ennui ou d’angoisse.

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“JUAN DE LOS MUERTOS” : DES ZOMBIES CUBAINS, UN ANE, ET DES ANERIES

La séance de rediffusion des films primés du Festival latino-américain de Biarritz hier dimanche m’a permis de me retrouver spectateur de son Prix du Jury, remis au film cubain de zombies JUAN DE LOS MUERTOS d’Alejandro Brugués.

L’occasion de rigoler devant un faux film d’horreur satirique, de repenser à une bonne vieille morale paysanne, et de découvrir sans surprise une fausse affirmation sur ce Festival, relayée sans moufter par le quotidien Sud Ouest (qui n’en est pas à son coup d’essai, et est même très apprécié pour cela).

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