Dj SHADOW – #Mashin on the Motorway (Russ Meyer Tribute) [Dans le casque]

Un peu de Dj Shadow pour terminer la journée, avec ce travail de petit malin qui a su tirer le meilleur parti des accents mauvais garçon de ce morceau du génial bidouilleur californien, et nous en mettre plein la vue avec les obsessions visuelles du (très) subversif Russ Meyer.

A une époque qui invitait les jeunes filles à se méfier des garçons gominés qui leur offraient des milk-shake, façon Peggy Sue s’est mariée, ce cinéaste américain avait su donner toute sa place aux “méchantes“, autant improbables qu’inoubliables.

L’impératif de pureté des années 60, fixé par les mères aux jupes aussi froncés que leurs sourcils et par leurs éternels pisse-froids passés de garçons onanistes à de parfaits pauvres types sans imagination, poussait alors les descendances à couettes à élaborer des formes complexes de refus circonstancié.

Colonisant pour cela les jeunes cerveaux féminins pour qu’elles nous haïssent, nous, les hommes de la nuit, paillards et prédateurs de sexe à outrance.

Russ Meyer s’est battu contre des armées de mères arcboutées sur leurs panties serrés et des pères impeccables mais libidineux jusque dans les travées des églises.

Ses Amazones ont porté un cinéma comme on invente un monde qui n’existera jamais, mais que l’on a juste envie de voir, pour y croire un jour.

Les imbéciles ont essayé de nous remettre le couvert avec Goldorak et Candy un peu plus tard, mais ça n’a pas marché pour tout le monde.

Nos rêves leur sont incontrôlables.

Bonne nuit…

 

HANDSOME BOY MODELING SCHOOL – #The Truth [Dans le casque]

Une belle histoire de Trip hop qui date de 1999, et qui s’est terminée en eau de boudin entre l’initiateur de ce projet, Prince Paul (de chez De la Soul), et Dan the Automator, producteur à l’époque de Gorillaz.

Restent des morceaux comme celui-ci, qui sent bon l’été un peu moite, une boisson légèrement sucrée et parfumée à la main, et très probablement une chemise entrouverte sur un clair de lune, visible depuis le balcon en bois, assis sur un rocking chair (et le téléphone éteint)

That’s the truth, baby“…

20 EUROS LA PIPE, ET LES LARMES DE KUNDERA

La place Venceslas à Prague est l’alma mater de toute l’oeuvre de l’écrivain Milan Kundera, et, en partage, de tous ses lecteurs fascinés.

Qu’elle soit le théâtre de la Révolution du Printemps, photographiée sans relâche par la Teresa de L’insoutenable légèreté de l’être, ou qu’elle soit le lieu de rendez-vous des “risibles amours“, en particulier ceux de Jaromil, dans La vie est ailleurs

Pour tous ceux dont une partie de la vie fut marquée par ces livres, elle est également et à jamais ce lieu où un jeune étudiant de 21 ans, Jan Palach, s’immola par le feu en 1969 pour soustraire son corps à l’Histoire écrite par les Russes dans son pays.

En 1999, dix ans après la victoire de l’élan porté par Vaclav Havel, j’ai eu la chance de m’y rendre, avec, dans le coeur, ce bouleversement provoqué par le choc entre les souvenirs magnifiés et la réalité qui peut t’y attendre.

Dans le taxi de l’aéroport qui m’amenait vers le centre ville, le chauffeur sifflotait sur une chanson de France Gall, bientôt suivie dans son poste par un titre usé d’Higelin.

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KUNDERA, JOEL ET CLEMENTINE, DANS MON PLAT D’HARICOTS VERTS SUR L’ORDINATEUR

Allumer mon PC engendre une routine immuable. Ouvrir l’explorateur Internet, et pendant qu’il charge, choisir la musique du jour/soir.

Attendre que google.fr s’affiche, puis ouvrir rapidement les onglets suivants : Google Actualités, Gmail, Blog Ramuntxo Yallah, Slate.fr, LeMonde.fr, Twitter et FB (d’un oeil devenu distrait), ainsi qu’un blog dont la lecture est devenue quotidienne.

Puis changer de musique, parce que j’ai déjà écouté trop de fois l’album en cours, et en reprendre un nouveau, à peine moins écouté.

Tous les jours.

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QUELQUES LIGNES DE FRONT, ET PAUL ELUARD DANS LA TETE

La réalité a repris sa place, après 10 jours passés au Temps d’Aimer de Biarritz. A écrire sur les spectacles de danse proposés, sans savoir si j’avais droit de les résumer à “contemporain“, “néo-classiques“, ou beaux, simplement parfois. En m’en fichant, au final, les mots me semblant souvent très peu fiables pour décrire un mouvement, une sensation, ou un simple port de tête qui fait chavirer…

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ANOMIE BELLE – #How can i be sure [Dans le casque]

Officiellement rangé dans la catégorie “Electro” (dans lequel on ne sait plus qui ne pas y regrouper), son groove vous/nous/me colle à la peau, à certains moments de la journée/nuit/voiture/rien.

Placée pour ma part dans un précieux bouquet de chanteuses (zut, j’aurai aussi pu parler de Channy Leanagh, à l’oeuvre dans ce drôle de groupe de Minneapolis, Poliça) à même de nous/vous/m’envoûter.

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