Matin blafard du 13 novembre dans la capitale parisienne, toute juste illuminé par cette annonce sur France-Info : « Ce matin, des moutons sous la Tour Eiffel, à l’appel de la FNSEA, afin de protester contre les difficultés rencontrées par les éleveurs ovins et caprins ». Confrontée à la hausse des matières premières conjuguée à la baisse du prix de vente des viandes et du lait, le secteur vit effectivement des heures sombres.
Des tensions perceptibles en Pays Basque également, où le syndicat ELB alerte depuis de longs mois sur la précarité des exploitants vis à vis de leurs échéances financières. Dans ce cas-ci, cette initiative de la FNSEA allait-elle reprendre ces discours sans précautions excissives de langage vis à vis des pouvoirs publics ? Allait-on également assister à ce genre d’actions radicales menées contre des préfectures en région ou dans les rangs de supermarchés que le syndicat majoritaire de l’agroalimentaire a pris l’habitude de « condamner, tout en les comprenant ? ». Petite visite sur place, pas n’importe laquelle puisqu’elle est l’une des plus fréquentées au monde.
UN HOMMAGE A PANURGE
A cette heure déjà avancée de la matinée, le soleil a dû rester bloqué dans l’un des innombrables bouchons du périphérique, mais le célèbre ouvrage monumental de Gustave Eiffel a déjà attiré un nombre considérable de personnes confrontées à cette éternelle et impossible quadrature du cercle : réussir à avoir la totalité de l’édifice sur la photo sans ratatiner la jeune femme souriante au 1er plan.
Sous les jupes métalliques de cette beauté centenaire se remarque donc facilement un regroupement important, sur l’herbe, parqué entre des barrières métalliques. Le moindre mouvement du chef de file fait instantanément avancer le reste de l’ensemble d’un bon pas : un déplacement bien connu qui donna à Panurge une réelle notoriété. Mais ici, un coup d’oeil, même rapide, permet de compter deux pattes à chaque membre de ce troupeau, contredisant pour l’instant l’information donnée quant à la présence de bestioles bouclées caractérisées par 4 pattes. Première évidence : il n’y a pas plus de moutons (animaux) sous la Tour Eiffel que de discussions sur les OGM au Salon de la Ferme en Ville en juin dernier à Bayonne, et rien ne semble être en mesure de contester ces faits.