Sans doute est-ce les doigts légèrement frigorifiés que beaucoup ont pris connaissance ces jours-ci dans la presse locale de l’annonce des futurs concerts de l’été, ce qui est très attendu (l’été, surtout).
Ainsi donc, Bayonne bombe un peu le torse, après avoir froncé les sourcils quelques jours plus tôt, par l’annonce de la fin de la récré pour les nuisances sonores des bars, et les comportements d’incivilité qui s’y rattacheraient. Alors que se déroule ce week-end le 2ème Baionan Bar Fest dans le quartier incriminé, il peut être utile de se demander pourquoi, à Bayonne, la jeunesse préfère s’empiffrer le cornet au lieu de se précipiter vers toutes les propositions culturelles qui lui sont faites, ou plus exactement, qui lui ont été promises.
Le programme dévoilé cette semaine par Bayonne a de la gueule, celle de Jean Grenet en particulier, le maire de Bayonne l’ayant présenté comme "la plus riche programmation vue dans les arènes".
Effectivement, les noms claquent pour tous les amateurs de tubes radiophoniques, l’accent étant ostensiblement porté sur la notoriété des artistes invités, à qui l’on souhaite de passer une belle soirée ensoleillée au Pays basque, le projet de couverture des arènes étant officiellement mort et enterré.
Celui d’un Zénith bayonnais, par contre, peine à s’éclipser, après avoir été promis en 2004, abandonné en 2006, puis remis au jour lors de la campagne des Municipales de 2008 par le candidat Grenet Jean. Un rapide coup d’œil sur la liste des concerts proposés montre de fait que, s’il n’est pas construit aujourd’hui, il constitue l’arrière-pensée de la Ville, avec, dans le désordre, ZZ Top (au Zénith de Paris le 10 juillet prochain) ; Mika (Zénith de Strasbourg le 3 mai) ; Roberto Alagna (Zénith de Rouen le 12 mai) ; M (Zénith de Nancy le 7 mai) ; Christophe Maé (Zénith de Paris en juin), l’inénarrable RFM party 80 (au Zénith de Dijon le 7 octobre).
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