posées devant lui, réflexe d’ancien professeur d’Histoire-Géo qui rappellera dès que nécessaire à l’auditoire.
L’article de Pays Basque Info rappelant sa position en faveur des voies existantes en 1993 lui est encore resté en travers de la gorge, "il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis" lui attirant les quolibets ravis des opposants qui, eux, depuis tout ce temps-là, n’ont pas changé de discours.
"JE NE VEUX PAS TOMBER DANS LE CLIVAGE POLITIQUE BINAIRE"
Autour de lui, sa garde rapprochée roule plus des yeux que des mécaniques, la moindre personne intervenant est systématiquement photographiée et filmée, un "Vous travaillez pour la police, ou quoi ?" permettant de calmer un peu cette ardeur.
La première prise de parole de Victor Pachon sur une analyse radicalement opposée du projet génère un "C’est qui, lui ? Un abertzale ?" discret mais perceptible, suivi rapidement par un "Max ! Max ! Arrête-le, il faut qu’il arrête !" plus insistant, que l’élu biarrot finit par saisir.
Les grognements et autres mouvements d’humeur de l’auditoire sont, par la suite, plus facile à traduire : "Ouais ! Ouais ! Les gens qui crient, c’est les amis du Pachon !", une discrimination négative moins facile à appliquer quand une personne dans la salle demande : "M. Brisson, pouvez-vous dire quel sera l’impact du projet sur nos impôts locaux ?".
Un petit moment de flottement, une explication technique pas convaincante, avant de se jeter à l’eau avec un "je serai un fieffé menteur si je vous disais quel mode de financement sera adopté, mais ce n’est pas le débat de ce soir", l’élu pensera à repartir ce soir après avoir griffonné "Prévoir réponse sur impôts locaux" sur une fiche..
"CE SOIR, C’EST UN BIARROT QUI PARLE AUX BIARROTS"
Au chapitre "Définition d’un élu républicain", une autre intervention de la salle porte sur la raison qui le motive à prendre la tête de la contestation de riverains contre d’autres citoyens, la réponse est attendue de pied ferme par la salle,